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mes petites recettes toutes simples mais si délicieuses, j'adore surtout faire des desserts : yaourts, muffins, entremets, gateaux, mes livres

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Mes nuits ne sont pas les vôtres de Dominique Marny

      On passe un très bon moment en lisant ce livre qui se lit très facilement, c'est une histoire d'amour où un mystère enveloppe la belle et la bête, qui fait que l'on a du mal à le refermer. J'ai recopié plus bas le début du premier chapitre qui donne déjà envie d'en savoir plus. C'est un livre qui est paru en septembre 2005 et que j'ai emprunté dans ma médiathèque.

      Magie des mots et des atmosphères, force des émotions et des personnages, cette envoûtante et singulière histoire d'amour est un véritable enchantement.

 mes nuits ne sont pas les vôtres

 

 

De nos jours, dans un château au coeur de la forêt, un homme défiguré et une jeune femme prénommée Belle nouent une relation étrange, faite d'amour, de crainte et de mystère. 


 

    Résumé du livre

Par un soir de neige, la voiture de Bernard Beaumont tombe en panne sur une route isolée. Après une marche à travers les bois, il aperçoit une demeure éclairée. Il frappe. Pas de réponse. Il entre dans un salon somptueusement décoré. Désert, en apparence. Il téléphone à sa fille, Belle, afin qu'elle lui envoie du secours. Par maladresse, il casse une rose dont les pétales sont ornés de diamants et les dérobe. Une voix masculine résonne, alors. Affolé, Bernard s'enfuit... Le surlendemain, le portable de Belle sonne. Un inconnu lui annonce que son père a commis une faute. Si elle veut lui éviter d'être puni, elle doit se présenter au château de la Licorne. Belle accepte l'étrange rendez-vous. Mais en découvrant son hôte, elle ne peut cacher son effarement. Qui est cet homme au visage brûlé ? Pourquoi vit-il en reclus ? Et pourquoi va-t-il peu à peu fasciner sa visiteuse ? 

 

 

chapitre 1

Bernard Beaumont activa les essuie-glaces de sa voiture. La neige commençait à tomber. Il ralentit l'allure en espérant qu'un panneau lui indiquerait une station-service. Ce n'était pas son genre de se laisser surprendre mais, obnubilé par ses soucis, il avait conduit comme un automate en oubliant d'emplir son réservoir. S'il ne trouvait pas de pompe, il quitterait l'autoroute dès la prochaine sortie. Pendant une dizaine de kilomètres, il continua de ruminer son tourment. Après-demain, il devrait affronter son banquier. Qu'allait-il lui dire et quelles garanties pourrait-il lui donner ? Sa dernière chance venait de s'envoler. Bernard avait beau chercher une solution pour échapper au dépôt de bilan, il n'en voyait aucune. Les flocons étaient de plus en plus denses, quand il aperçut un panneau indiquant une échappée. Il ralenti, s'arrêta au péage automatique, glissa quelques pièces de monnaie dans la corbeille en tôle. La barrière s'ouvrit sur une départementale déserte. Pestant contre sa négligence, il s'y engagea. Les mains cripées sur le volant, il se pencha en avant pour mieux discerner la chaussée devenue blanche. En dépit des phares la visibilité était quasi nulle. Aucun véhicule ne le croisait, aucun ne le suivait. Face à sa solitude, il s'inquiéta un peu plus. Le voyant d'essence était au rouge depuis longtemps lorsque le véhicule s'arrêta après quelques hoquets .

- Merde ! s'écria Bernard qui avait juste eu le temps de se ranger sur le bas-côté.

Exaspéré, il ferma les yeux. C'était un mauvais rêve ! Il fouilla ses poches, à la recherche de son téléphone portable. Sa secrétaire trouverait un moyen de le faire dépanner. Encore fallait-il lui indiquer où il se trouvait ! Il se souvenait d'avoir lasissé derrière lui Saumur, Langeais, Tours. Il appuya sur les touches de l'appareil. Aucun réseau. Après plusieurs essais, il renonça. Deux solutions s'offraient à lui : attendre dans la voiture au risque de se transformer en stalactite ou se diriger vers le prochain village avant la nuit. Il ferait du stop au cas où passerait une automobile.

Après avoir verrouillé les portières, il enfonça les mains dans les poches de sa parka, s'engagea sur la chaussée. Quelques minutes okys tard, il entendit le bruit d'un moteur qui venait en sens inverse. Traversant la route, il fit signe au conducteur de s'arrêter. Celui-ci ralentit, hésita, accéléra.


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